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Nicolas Sarkozy en garde à vue : de quoi est-il soupçonné ? Que risque-t-il ?

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SARKOZY – L’ancien chef de l’Etat est entendu sur les soupçons de financement illégal concernant sa campagne de 2007. La classe politique commence à réagir sur cette garde à vue de Nicolas Sarkozy, qui témoigne d’une soudaine accélération de l’enquête.

  • Nicolas Sarkozy est entendu par des agents de la police judiciaire depuis ce mardi matin, dans le cadre de l’enquête menée sur d’éventuels supposés financements illicites de sa campagne présidentielle de 2007. Des flux d’argent en provenance de la Libye sont au centre des interrogations : la justice s’interroge sur la possibilité que le régime de Mouammar Kadhafi ait pu faire porter des millions d’euros en espèce à l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy.
  • De quoi Nicolas Sarkozy est-il soupçonné ? D’avoir reçu de l’argent du régime libyen, d’en avoir eu connaissance, d’en avoir eu usage.
  • C’est la première fois que Nicolas Sarkozy est entendu sur cette affaire depuis l’ouverture d’une information judiciaire, en 2013. L’ancien président a toujours démenti ces accusations.

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18:43 – William Bourdon “certain” du financement de la campagne de Sarkozy

Président de l’association anti-corruption Sherpa, William Bourdon a réagi sur l’antenne de franceinfo. Pour lui, il est très probable que cette affaire finisse devant les tribunaux. “Nicolas Sarkozy, comme tous les autres, sont présumés innocents, il faut toujours le répéter. Mais qu’il y ait eu du financement libyen c’est certain”, lance-t-il d’emblée. Pour M. Bourdon, les éléments à charge contre l’ancien président sont assez puissant pour conduire à une mise en examen. “Il s’agit d’éléments de preuves qui sont lourds, importants, corroborés”, analyse-t-il. Et de conclure : “Le dossier a connu aujourd’hui une progression importante et il n’est pas exclu qu’il puisse connaître un dénouement et un procès dans un délai qui soit relativement raisonnable”.

18:32 – Kadhafi avait affirmé avoir soutenu Nicolas Sarkozy financièrement

Dans l’émission de France 3 “Pièces à conviction”, diffusée en 2011, Mouammar Kadhafi avait bien indiqué avoir transféré de l’argent à Nicolas Sarkozy. Dans cette interview, le dirigeant libyen de l’époque parle bien d’un “soutien financier”.

 

18:19 – Claude Guéant “surpris que Nicolas Sarkozy soit entendu sous le régime de la garde à vue”

Si Claude Guéant a affirmé ne pas avoir vu “un centime de financement libyen”, l’ancien ministre de l’Intérieur s’est également déclaré “surpris” de la façon dont est traité Nicolas Sarkozy. Pour lui, rien ne justifiait un placement en garde à vue et l’ancien président aurait pu s’exprimer devant la justice autrement qu’en le privant momentanément de sa liberté. “Je suis un peu surpris que Nicolas Sarkozy soit entendu sous le régime de la garde à vue. Je ne pense pas qu’il risquait de s’enfuir et je pense qu’il a parlé depuis longtemps aux autres acteurs du dossier s’il a voulu le faire. Que Nicolas Sarkozy s’explique devant les policiers et les juges c’est normal, mais la garde à vue ne doit être prononcée que lorsqu’elle s’impose”, a-t-il confié à franceinfo.

17:35 – Eric Ciotti : “Nicolas Sarkozy fera triompher la vérité”

Le député LR des Alpes-Maritimes s’est exprimé dans les couloirs de l’Assemblée nationale. “Je veux redire dans ces circonstances mon total soutien, ma confiance, mon fidélité et mon amitié à Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy s’est longuement expliqué sur cette procédure, qui date de 11 ans. […] Aujourd’hui je suis convaincu qu’il fera triompher la vérité, en toute clarté, en toute transparence. En cet instant, je pense à lui, et je lui redis mon affection et mon amitié”.

17:23 – Nicolas Sarkozy en garde à vue : une accélération manifeste de l’enquête

Le Monde indique que, selon ses informations, “plusieurs anciens dignitaires libyens de l’époque kadhafiste auraient aussi livré de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites”. Le journal s’interroge sur les raisons qui ont amené les enquêteurs à convoquer l’ancien chef de l’Etat français. “Les magistrats ont-t-ils rassemblé de nouvelles preuves du financement illicite de la campagne permettant de le mettre en cause directement ? Les autorités libyennes ont-elles finalement décidé de coopérer ?”. On ignore pour le moment de quels éléments disposent les juges et la police, mais l’enquête a franchi un nouveau palier ce mardi 20 mars.

16:51 – Nicolas Sarkozy avait-il des raisons “privées” d’engager un conflit en Libye ?

Et si la décision de la France de mener le conflit militaire en Libye contre le régime de Mouammar Kadhafi était en partie liée à cette affaire de présumé financement illégale de campagne ? L’hypothèse est soulevée désormais par le directeur de la rédaction de Mediapart. “Est-ce que lors de la guerre de 2011, M. Sarkozy a été plus loin que le mandat de l’ONU en renversant un régime et en faisant en sorte que le leader lui-même, M. Kadhafi soit assassiné ? Est-ce que cette guerre n’avait pas une dimension privée ?”, s’est interrogé Edwy Plenel sur France Info. Le journaliste semble sous-entendre que Nicolas ait pu songer à faire intervenir les forces françaises dans le pays de Kadhafi pour de raisons liées aux accusations qui sont aujourd’hui portées contre lui.

16:38 – Claude Guéant dément toute implication dans l’affaire Kadhafi

A France Info, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, affirme, en parlant de la campagne de 2007 : “Je n’ai jamais vu un centime de financement libyen”. Rappelons que Claude Guéant a été mis en examen dans un des volets de cette affaire tentaculaire, pour des soupçons sur la vente douteuse de tableaux flamants pour 500 000 euros.

16:34 – De nouveaux éléments dans l’affaire Kadhafi pour expliquer la garde à vue de Nicolas Sarkozy ?

Comment expliquer que l’affaire du supposé financement libyen de la campagne de Sarkozy est connue aujourd’hui un tel coup d’accélérateur ? Les magistrats et policiers ont-ils eu accès à de nouveaux documents ? Mediapart indique aujourd’hui que les enquêteurs français “se sont mis en relation ces dernières semaines avec le bureau des enquêtes du procureur de Tripoli, qui s’est dit prêt à collaborer avec la justice française”.

16:26 – Les enquêteurs n’ont pas de “preuve matérielle” du financement libyen de la campagne, selon Le Point

Est-il établi ou non qu’il y a eu des transferts d’argent depuis la Libye pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy ? Le Point indique que les enquêteurs ont bien “reconstitué des flux financiers particulièrement opaques”, mais “n’ont toutefois pas obtenu jusqu’à présent de preuve matérielle, tangible et incontestable d’un tel financement”.

16:13 – Pour un député communiste, la garde à vue de Nicolas Sarkozy est “une demi-nouvelle”

Interrogé à l’Assemblée nationale par France 2, le député du parti communiste de Seine-Maritime Sébastien Jumel a ironisé sur le placement en garde à vue de l’ancien chef de l’Etat : “C’est quand même une demi-nouvelle. Depuis longtemps, on savait que cette épée de Damoclès pesait sur le financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy”.

16:07 – Quelles sont les autres affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité ?

Nicolas Sarkozy est actuellement entendu par les enquêteurs, qui le soupçonne d’avoir joué un rôle dans le transfert d’argent venu de Libye pour le financement de sa campagne de 2007. Mais l’ancien président est également cité dans d’autres affaires et même directement ciblé par des accusations dans certaines : 

 

15:43 – Pour Mediapart, “il y a des éléments qui prouvent que des espèces ont abondé la campagne de 2007”

Fabrice Arfi, journaliste de Mediapart livre sa version des faits sur l’enquête, estimant que certains faits sont établis : “Je m’attendais assez à ce que Nicolas Sarkozy et ses proches reconnaissent avoir été financés par une puissance étrangère et a fortiori une dictature, ça fait partie du jeu, […] c’est normal, ils démentent. Mais aujourd’hui, il y a des éléments qui prouvent matériellement que […] des espèces ont abondamment, de manière illégale, abondé la campagne présidentielle en 2007, que Claude Guéant, l’ancien “Cardinal de la République”, comme on l’appelait, l’ancien secrétaire général de l’Elysée, s’est offert en 2008, trois mois après la visite de Mouammar Kadhafi à Paris, un très bel appartement dernière l’Arc de Triomphe, financé en partie grâce à deux personnes : Alexandre Djouhri, un intermédiaire aujourd’hui incarcéré à Londres dans ce dossier et Me Bechir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi”.

15:23 – Pour l’association Sherpa, la garde à vue de Nicolas Sarkozy n’est pas anodine

Maître William Bourdon, président de l’association Sherpa, a réagi sur France Info à l’accélération de l’affaire Kadhafi ces dernières heures : “Qu’il y ait eu des financements libyens, c’est certain. Ce qui importe, c’est identifier celui ou ceux qui en auraient été les bénéficiaires ou les organisateurs”, indique-t-il, insistant sur la complexité d’une affaire dans laquelle de “nombreuses pressions” ont eu lieu, selon lui, notamment sur des témoins. “Il s’agit d’éléments de preuve qui sont lourds et corroborés”, estime l’avocat, au sujet du placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy.

15:11 – Pourquoi Brice Hortefeux est-il aussi entendu par la police ?

On ignore encore sur quoi portent précisément les questions des enquêteurs à Brice Hortefeux. Mais des soupçons – voire des accusations – sur son rôle dans cette affaire de financements illégaux apparaissaient déjà publiquement en 2012 sur le site de Mediapart. Dans une enquête, le média écrivait : “un accord sur le montant et les modes de versement aurait été validé […] par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires Ziad Takieddine”.

14:53 – Le patron de l’UDI s’interroge sur le régime de la garde à vue

Interrogé par LCI dans les couloirs de l’Assemblée nationale, Jean-Christophe Lagarde a réagi à son tour à la garde à vue de Nicolas Sarkozy. “Il est normal que Nicolas Sarkozy s’explique devant des policiers, devant des magistrats sur les accusations qui ont été portées et qui empoisonnent en partie la vie politique”, a-t-il dit, ajoutant, comme pour considérer que l’ancien chef de l’Etat aurait pu être auditionné d’une autre manière : “A l’inverse, le régime de la garde à vue s’imposait-il ?”.

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EN SAVOIR PLUS

Depuis la fin de son mandat et la levée de son immunité présidentielle, Nicolas Sarkozy est cité dans plusieurs affaires. Avant sa garde à vue dans l’affaire du financement libyen le 20 mars 2018, l’ancien chef de l’Etat a déjà été placé une fois en garde à vue, été mis en examen trois fois, mais a aussi bénéficié d’un non-lieu dans ces différents dossiers, avec une constante : Nicolas Sarkozy n’a cessé de clamer son innocence et crié à l’acharnement de la justice contre lui. Voici ce qu’il faut savoir sur ces différentes affaires visant Nicolas Sarkozy.

L’affaire du financement libyen

Il s’agit d’une affaire mettant en cause Nicolas Sarkozy pour le financement de sa campagne de 2007. L’ancien président de la République est soupçonné d’avoir reçu de manière occulte plusieurs millions d’euros du régime libyen, tenu d’une main de fer à l’époque par Mouammar Kadhafi. C’est Mediapart qui avait révélé le premier cette affaire avec un article publié en mai 2012 et reproduisant un document libyen faisant état de ce financement. Depuis, un intermédiaire, Ziad Takieddine, s’est exprimé face à la justice, mais aussi publiquement, en particulier en novembre 2016, en marge de la primaire chez les Républicains. Mis en examen dans cette affaire, Takieddine a affirmé avoir transporté 5 millions d’euros en liquide jusqu’à Paris entre fin 2006 et début 2007. Une somme qu’il dit avoir remise à Claude Guéant, un très proche de Nicolas Sarkozy, mis en examen lui aussi pour l’achat d’un appartement parisien avec des fonds douteux.

D’autres acteurs présumés se sont aussi exprimés sur ces soupçons de financement occulte de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Abdallah Senoussi, Choukri Ghanem et Bechir Saleh anciens dignitaires du régime libyen, ont eux aussi mentionné des versements d’argent. Selon Le Monde, qui a révélé le placement de Nicolas Sarkozy en garde à vue le 20 mars 2018, l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) aurait complété ces informations par de “nombreux témoignages” mais aussi de “nombreux documents saisis”, en particulier lors d’une perquisition chez Alexandre Djouhri en Suisse, en 2015. Un autre de ces intermédiaires sulfureux gravitant autour de plusieurs personnalités politiques à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

L’affaire Bygmalion

Nicolas Sarkozy a été mis en examen en septembre 2017 pour “financement illégal de campagne électorale” dans ce qu’on appelle désormais l’affaire Bygmalion. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle dans la mise en place d’un système de double facturation destiné à ne pas dépasser le plafond pour ses comptes de campagne de 2012, un plafond fixé légalement à 22,5 millions d’euros. Alors que le candidat accusait un retard dans les sondages face à François Hollande, ses équipes auraient demandé à la société d’événementiel Bymalion de facturer massivement des dépenses à l’UMP plutôt qu’à l’association pour le financement de la campagne du président sortant. Cette affaire implique plusieurs autres personnes, dont Bastien Millot, ancien dirigeant de la société Bygmalion et Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne et proche du président de l’UMP de l’époque  Jean-François Copé.

L’affaire des écoutes

L’affaire des écoutes de l’Elysée éclate en 2014, quand la justice et la presse se penchent sur les relations de Nicolas Sarkozy avec son avocat Thierry Herzog. Nicolas Sarkozy est soupçonné, par l’intermédiaire de Maître Herzog, d’avoir tenté d’influencer le juge Gilbert Azibert et notamment de lui avoir demandé des informations en échange d’un soutien pour obtenir un poste à Monaco. Après avoir placé Nicolas Sarkozy sur écoutes dans le cadre de cette affaire, les juges ont découvert qu’il utilisait un second téléphone portable sous le pseudonyme de “Paul Bismuth”. Placé en garde à vue le 1er juillet 2014 – une première pour un ancien chef de l’Etat -, Nicolas Sarkozy a finalement été mis en examen pour “corruption active”, “trafic d’influence” et “recel de violation du secret professionnel” dans ce dossier.

L’affaire des sondages de l’Elysée

L’association anti-corruption “Anticor” a déposé plainte en février 2010 contre l’ancien chef de l’Etat pour “violation du Code des marchés publics”, “favoritisme” et pour avoir ainsi utilisé l’argent public à son compte pour la commande de sondages effectuée par l’Elysée. Au centre de cette affaire, la réalisation de 235 sondages pour l’Elysée entre 2007 et 2009, avec des marges importantes empochées par les bénéficiaires. Une enquête préliminaire a été ouverte à Paris fin 2012 pour déterminer si Nicolas Sarkozy aurait réalisé ses commandes de manière excessive, “partisane”, et faisant fi des règles concernant les appels d’offre. L’ancien secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et l’ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, ont été mis en examen en mai 2017, pour “détournement de fonds publics par négligence” dans cette affaire. L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson et le sondeur Pierre Giacometti ont aussi été mis en examen en juillet 2015, pour “recel de favoritisme” et “détournement de fonds publics” pour les contrats dont ce dernier a bénéficié.

L’affaire Karachi

Les juges d’instruction se sont penchés sur l’éventuelle implication de Nicolas Sarkozy concernant le volet financier de l’affaire dite de Karachi. Cette affaire vise plus directement Edouard Balladur, mis en examen en mai 2017 par la Cour de justice de la République pour “complicité et recel d’abus de biens sociaux”. L’ancien Premier ministre est soupçonné de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, en ayant profité de rétrocommissions dans le cadre de contrats d’armements, notamment la vente de trois sous-marins Agosta en 1994 au Pakistan. Le 8 mai 2002, un attentat commis à Karachi, au Pakistan, a tué quinze personne, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals travaillant à la construction d’un de ces sous-marins Agosta. Un attentat présenté comme une réponse à l’interruption des commissions, décidée par Jacques Chirac à son arrivée à l’Elysée. Nicolas Sarkozy était ministre du Budget et porte-parole de campagne d’Edouard Balladur à l’époque des faits présumés. Il est soupçonné d’avoir validé les contrats à l’époque contre l’avis de son administration. Il a été entendu comme témoin au printemps 2017 dans cette affaire.

L’affaire Bettencourt

Nicolas Sarkozy a également été soupçonné d’avoir bénéficié de sommes d’argent de la part de la milliardaire Liliane Bettencourt pour financer sa campagne de 2007. Sur ce volet de l’affaire Bettencourt, une affaire aux nombreuses ramifications, l’ancien président a été mis en examen par le juge d’instruction Jean-Michel Gentil pour “abus de faiblesse” à l’égard de Liliane Bettencourt. Nicolas Sarkozy était aussi suspecté d’avoir exercé des pressions sur le magistrat Philippe Courroye, l’ancien procureur de Nanterre qui était chargé de l’affaire avant qu’elle ne soit transmise au juge Gentil. Il a finalement bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire dès 2013.

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