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Centrafrique: Human Rights Watch épingle des éléments de la MISCA

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Des soldats congolais ont abattus 13 personnes dont des femmes et enfants en bas âge en 2014 en Centrafrique, selon Human Rights Watch.

L’ONG parle de l’un des pires massacres perpétrés par des soldats de la paix en Afrique.

Les familles des victimes réclament justice, après que trois soldats reconnus coupables de la plupart des meurtres aient été condamnés à trois ans de prison à Brazaville.

Maurice Konomo était un « général » autoproclamé dans la milice chrétienne anti-balaka.

En mars 2014, lors d’un affrontement avec un détachement de la force de maintien de la paix de l’Union africaine (MISCA), composée de soldats congolais, le combattant a tué l’un d’entre eux.

Les soldats de la paix ont alors riposté avec colère et ont ensuite pris d’assaut la maison du général Konomo.

Lors de l’assaut qui a conduit à l’arrestation du général Konomo et plusieurs autres personnes, un jeune garçon a été tué.

La maison est toujours couverte de balles et les fenêtres brisées.

Les soldats ont arrêté au moins 12 autres personnes, parmi lesquelles cinq femmes, dont une enceinte de six mois, et deux enfants, l’un âgé d’environ 10 ans et l’autre âgé de 7 mois.

Aucun d’entre eux n’a été revu vivant.

Des témoins oculaires ont déclaré avoir ensuite vu les soldats de la paix laver le sang de leurs camions.

Deux ans plus tard, en 2016, une fosse commune a été dégagée près d’une ancienne base de la MISCA à Boali.

Human Rights Watch a dirigé l’enquête sur les forces sous commandement africain et a accusé les troupes congolaises de représailles sanglantes.

En avril dernier, la Cour d’appel de Brazzaville a déclaré trois soldats, dont un commandant, coupables de crimes de guerre et condamné à trois ans de prison pour le meurtre de 11 des 13 personnes tuées.

Cependant, ces derniers ont déjà été libérés pour le temps passé derrière les barreaux.

Les familles à Boali n’avaient aucune idée du procès. Ayant perdu leurs proches, elles se battent maintenant pour une action civile et cherchent un soutien international pour y arriver.

 

 

Human Rights Watch 

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