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Ville-de-Bangui

Centrafrique : « il nous faut revoir notre manière de faire de la politique » déclare Touadera

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 La politique en République Centrafricaine doit changer de visage et de tactique. Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a appelé le 31 décembre 2017 dans le message de ses vœux de la nouvelle année à la nation, à une politique constructive pour le bien être de la collectivité nationale.

Le président Touadera a exhorté la classe politique à faire de la politique un instrument de la cohésion nationale et du développement en République Centrafricaine. Cet appel fait allusion aux critiques de l’opposition remettant globalement en cause les efforts déployés par le président au pouvoir à la suite des élections présidentielles de février 2016. Le Professeur Touadera a estimé lui que ses challengers dans l’opposition optent pour une politique de rancune.

« Il nous faut, ensuite, revoir notre manière de faire de la politique. Le pluralisme politique, oui ! Le débat politique constructif qui nous permet d’avancer, oui ! Mais la politique sur base de rancune, de haine, de jalousie, de démagogie, du mensonge, non ! Faisons le choix de reconnaitre ce qui avance pour le bien de la collectivité nationale et de dire à travers des propositions innovantes ce qu’il convient de faire pour faire aboutir ce qui ne marche pas », a tonné Faustin Archange Touadera avant d’exhorter à rejeter la haine et la violence «  car nulle part au monde, la violence n’a accouché d’un paradis. Elle ne peut donc être adoptée comme un moyen d’action politique ou de règlement des différends sociaux ».

Dans son message de nouvel an à la nation, le président centrafricain a insisté sur cette question de la violence qui continue de fragiliser le relèvement du pays. D’après lui, des forces négatives, ici et ailleurs, veulent l’empêcher de parvenir à sortir la République Centrafricaine de cette situation difficile qu’elle traverse depuis plus de (4) quatre année.

Dans cette situation, ces forces tirent profit des produits de ce désordre organisé permettant le pillage systématique des ressources naturelles et des impôts devant être prélevés par l’Etat.

La crise sécuritaire n’est pas une fatalité

Au plan sécurité, Faustin Archange Touadera a déclaré que le situation sécuritaire chronique en Centrafrique n’est pas une fatalité. Pour lui, cette crise doit permettre de jeter les nouvelles bases du développement à travers l’appui des partenaires.

« Je le dis et je le répète, la crise sécuritaire actuelle, aussi dure qu’elle soit, n’est pas une fatalité.  Elle doit, bien au contraire, nous offrir l’opportunité de mieux nous réorganiser pour bâtir une nouvelle armée nationale apolitique, républicaine, professionnelle et lui donner les moyens de protéger les populations civilesGrâce aux efforts que nous ne cessons de déployer et le soutien de certains partenaires que je remercie ici au passage, j’ai foi que nous réussirons le pari de restaurer l’Autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national pour permettre le redécollage économique du pays« , a-t-il déclaré.

Responsabilité de tous pour le relèvement du pays

Par ailleurs dans son intervention, le président Touadera a évoqué la responsabilité de chacun des Centrafricains dans la poursuite de la marche vers le relèvement du pays. Il en a appelé à plus de responsabilité en cette nouvelle année 2018.

Il s’agit dans ce cap de la responsabilité de faire correctement le travail pour lequel le travailleur reçoit une rémunération, ainsi que de la responsabilité de rendre compte de son action et d’assumer l’entièreté des actes que l’on pose. Ceci concerne autant le subalterne que le supérieur, l’instituteur que le proviseur, le planton que le directeur général d’administration ou le Ministre.

« La reddition des comptes est une nécessité absolue de l’action publique, et j’y veillerai. Accéder aux responsabilités ou assumer une responsabilité ne doit pas comporter que des avantages, mais aussi des contraintes ou des obligations. C’est pourquoi, pour cette nouvelle année j’exige des agents publics et autres responsables de l’Etat beaucoup de rigueur et de sens de responsabilité dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes car j’attends beaucoup de notre administration publique à l’action de relèvement du pays ».

Cohésion nationale pour la sortie de crise

Pour la sortie effective de la crise, le président centrafricain a mis l’accent sur la nécessité de cultiver la cohésion au sein des communautés centrafricaines. Raison pour laquelle, il a placé l’année 2018 sous le sceau de la réconciliation nationale nécessaire. Pour lui, cela est donc important pour le relèvement du pays.

« La cohésion nationale est plus que nécessaire si nous voulons nous en sortir, si nous voulons sortir définitivement le pays de l’abîme où il se trouve. Nous devons pour ce faire reconquérir le sentiment d’appartenance à une même nation, à un même pays. Nous devons cultiver le vivre ensemble, cultiver l’amour de la patrie, le sentiment de reconstruire notre pays en bloc un et indivisible. Tout sentiment de rejet à relent identitaire doit être définitivement banni, de même que toute attitude qui vise la partition du pays doit être rejetée » a-t-il insisté.

Il a estimé que c’est ensemble dans un pays unifié et fort que le peuple centrafricain vaincra les défis qui continuent de s’imposer à lui et qui bloquent d’avancer comme les autres peuples.

Bangui 02 janvier 2018 (www.ndjonisango.net)

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