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Centrafrique : bientôt plus de 5.000 éléments des « forces spéciales russes » sur le théâtre des opérations ?

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Selon des informations dignes de foi en notre possession, lors de la mission effectuée par le président Touadéra dans l’empire des Tartares, un accord aurait été signé avec le ministre russe des affaires étrangères, M. Lavrov,  en sus du renforcement de la coopération diplomatique et  des liens économiques, dans le domaine trop surveillé et trop réservé de la sécurité et de  la défense entre son pays et la République centrafricaine.  

Ces sources ont formellement affirmé qu’il aurait été aussi  question de la fourniture des armes, des équipements et des matériels militaires aux forces armées centrafricaines. Pour ce faire, la Russie, l’un des cinq (5) membres du conseil de sécurité, se serait engagée à demander et obtenir la levée partielle de l’embargo imposé sur les armes en destination de la République centrafricaine. Chose promise, chose due.

Mais, alors que les médias nationaux, bien au courant de l’information, avaient décidé de ne pas en parler, au regard de son caractère éminemment sensible et stratégique, l’AFP aurait eu vent de cet Accord et de cette démarche de sortie de crise et  prenant tout le monde de vitesse en a fait une large diffusion, en ces termes, sur RFI :

« La Russie a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU une exemption à l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique afin d’équiper deux unités de l’armée de ce pays en cours de formation, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.

Cette demande apparaît cohérente avec la volonté de l’ONU de voir se renforcer une armée faible, dépourvue de formation et d’équipements. Elle a toutefois suscité des inquiétudes de la France sur les conditions de stockage des armes et munitions fournies, selon l’une de ces sources.

La décision d’accepter la demande de la Russie a été mise sous « procédure de silence » jusqu’à mercredi 20H00 GMT, selon des diplomates. Elle sera considérée comme adoptée par le Conseil de sécurité si aucun membre ne vient rompre le silence.

Une première livraison pourrait alors intervenir dès lundi, avec deux autres prévues les 1er février et 1er avril, selon Moscou. Deux bataillons totalisant 1.300 hommes seraient équipés, avec notamment 900 pistolets Makarov, 5.200 fusils d’assaut AKM, 140 armes de précision, 840 fusils mitrailleurs Kalachnikov, 270 lance-roquettes RPGs et 20 armes anti-aériennes. Les livraisons comprendraient aussi des munitions.

La Russie a aussi proposé d’entrainer l’armée centrafricaine à l’utilisation de ces armes, un projet qui doit encore recevoir un feu vert de l’ONU.

Selon une source diplomatique, la France a récemment rompu une première procédure de silence pour demander des précisions à la Russie. Pour Paris, s’il est bien prévu que l’embargo sur l’acquisition d’armes, instauré en 2013, puisse faire l’objet d’exemptions, il faut que ce processus soit étroitement encadré et contrôlé.

A la mi-novembre, le Conseil de sécurité a prolongé d’un an sa force de paix en Centrafrique, la Minusca, en la renforçant de 900 militaires. A terme, cette mission doit être remplacée par les Forces armées centrafricaines (FACA). Fin octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avait promis que les premières forces formées par l’Union européenne seraient déployées d’ici à trois mois malgré l’embargo.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l’ex-Séléka), qui a entrainé une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d’ »autodéfense » (antibalaka, ou antimachettes).

En raison des violences, plus de 600.000 personnes ont été déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d’une aide internationale ».

De ce qui précède, l’opinion nationale ne peut d’ores et déjà qu’être satisfaite de l’initiative diplomatique entreprise par le président Touadéra dans le cadre de coopération bilatérale et  vigoureuse pour une sortie rapide de la crise actuelle. Les centrafricains dans leur grande majorité ont toujours demandé au président Touadéra, en se fondant sur les dispositions de l’article 38 de la constitution du 30 mars 2016, de prendre ses responsabilités et de recourir à la force légitime, en sa qualité de chef suprême des armées, afin d’en finir avec tous les seigneurs de guerre et les bandes armées qui écument le territoire national, qui ont pris le peuple centrafricain  en otage et  qui ne cessent de mettre tout en œuvre pour liquider la République.

Malheureusement, il s’était moulé dans l’approche très suicidaire de la communauté internationale qui a fait de cette crise un véritable fonds de commerce. Pour ce faire et solidement retranchés derrière le « malaise des Faca », il fallait pour les conspirateurs de cette situation  insister coûte que coûte sur la pérennisation de l’embargo sur les armes à destination de la Rca. C’était sans compter avec la détermination des professionnels des médias et de la société civile qui n’ont ménagé aucun effort pour attirer son attention sur le massacre quotidien de tout un peuple et sa responsabilité certaine dans cette tragédie. Avec la démarche de la Russie près le conseil de sécurité, les cris de détresse de tout un peuple et l’avenir d’un Etat en lambeaux sont désormais entendus et les heures à venir seront riches en enseignements.

 Du côté de l’opinion nationale, Touadéra, si cette action silencieuse de la Russie venait à passer, aurait finalement décidé de changer le fusil d’épaule et d’user de la force. Du côté des seigneurs de guerre et des bandes armées, s’installerait désormais une psychose de peur bleue, de panique et de débandade généralisée.

 Car, aux dernières nouvelles, en sus de la livraison d’armes aux faca, débarquereraient dans les jours à venir et dans le cadre d’assistance technique et militaire en Centrafrique plus de 5.000 éléments des « forces spéciales russes », avec l’ordre d’appuyer les faca et  de nettoyer au karcher jusque dans leurs derniers retranchements tous les égorgeurs et autres ogres qui ont fait de ce beau pays leur tanière. Voilà, une bonne nouvelle tant attendue par le peuple centrafricain qui veut croire à sa libération et à la fin de cette crise avec le débarquement de ces forces russes, comme elles en ont fait la démonstration en Syrie !

Affaire à suivre….. !

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