Des sommités de la musique en concerts de réconciliation nationale à Bangui

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APA – Cinq artistes musiciens africains de renommé international ont entamé, depuis ce samedi à Bangui, une série de concerts en faveur de la réconciliation nationale et de la paix en République centrafricaine (RCA).

Ces artistes viennent du Cameroun, de la République Démocratique du Congo ou encore du Bénin. Il s’agit de Ferre Gola, Lady Ponce, Carelle Fotso, Maalox ou encore Le Doux.

Hier, à l’occasion de la fête des mères, ils ont invité les femmes de Centrafrique à prendre part à ces manifestations culturelles en s’habillant en noir en signe de deuil à cause des violences qu’elles subissent dans le pays.

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Dossier: Comment le Nigeria se sert de la téléphonie mobile pour réinventer l’industrie musicale

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Depuis trois ans, une révolution s’opère dans l’industrie musicale nigériane, grâce aux ventes digitales et surtout à la téléphonie mobile, générant des revenus qui ne cessent de grossir.  Au Nigeria, les artistes sont depuis longtemps livrés à eux-mêmes, faute de marché structuré. Ils restent impuissants face à l’ampleur du piratage qui représente l’essentiel de la vente de disques. Dans les rues bondées de la capitale économique, les copies se vendent aux fenêtres des voitures, entre les paquets de bonbons, les cigarettes et les DVD des dernières sorties cinéma… eux aussi piratés.  Boom de l’internet mobile  Alors que « l’industrie musicale valait (…) 47 millions de dollars en 2015, ce chiffre devrait doubler d’ici à 2020 », selon un rapport du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) publié fin 2016.

 Cette bonne santé résulte de la forte pénétration de l’internet mobile sur le continent, qui a explosé ces dix dernières années notamment chez les « dragons » africains (Nigeria, Kenya et Afrique du Sud), dynamisant d’autant le secteur du divertissement.  Alors qu’en Afrique du Sud, davantage comparable au marché européen, le téléchargement en ligne et le streaming dopent la croissance de l’industrie musicale, le Nigeria est un cas d’école : « Les revenus issus de la musique sont dépendants des sonneries et des tonalités d’attente », souligne PWC.  Désormais, fini le sinistre « beep » en attendant que votre interlocuteur ne décroche, l’opérateur vous fait découvrir les nouveaux sons de la scène musicale et vous propose de les télécharger sur votre téléphone pour quelques dizaines de nairas.

 Une formule qui cartonne  Les opérateurs – le géant sud-africain MTN en tête – ont flairé le potentiel du Nigeria, pays de 190 millions d’âmes où la musique est presque une religion.  Fort de ses 60 millions d’abonnés à travers le pays, MTN se présente comme « le plus grand distributeur de musique » dans ce pays, à travers la vente de sonneries (à 50 nairas, 0,25 dollar l’unité), et via sa plateforme de téléchargement, « MTN Music Plus », qui concurrence les leaders mondiaux de la musique en ligne comme Itunes.  « Il y a beaucoup de musiciens talentueux sur le marché (…) qui peinaient à vendre leur musique. Nous leur avons permis de rentabiliser leur travail », explique à l’AFP Richard Iweanoge, directeur général du marketing de MTN Nigeria.

 « Chaque année, nous reversons toujours plus d’argent aux artistes. C’est une formule qui cartonne », dit-il en se gardant de dévoiler les profits allant à MTN.  « En fait les Nigérians avaient envie d’acheter de la musique, c’est juste qu’ils n’avaient pas les moyens de le faire légalement », ajoute-t-il.  Glamour et marque  D’immenses stars de l’afro-pop nigériane, comme D’banj et Davido, ont largement profité de ce nouveau marché. Selon PWC, le seul téléchargement de sonneries peut leur rapporter jusqu’à 350 000 dollars par an.  Leur succès dépasse aujourd’hui largement les frontières nationales. De plus en plus courtisés par les majors américaines, les artistes nigérians se produisent en Europe et aux États-Unis, quand leurs tubes passent en boucle dans les boîtes, de Johannesburg à Cotonou en passant par Kinshasa.  Le succès de Wizkid, enfant des quartiers populaires de Lagos qui a signé récemment chez Sony Music, « inspire des millions de Nigérians », note Sam Onyemelukwe, directeur général d’Entertainment Management Co., partenaire de la chaîne Trace TV.   Dans un pays où « les jeunes ne trouvent pas de travail et ne savent pas quoi faire de leur vie, ils veulent tous devenir chanteurs, avoir plein de copines et s’acheter un jet privé : c’est glamour », sourit M. Onyemelukwe.  Mais si « n’importe qui peut enregistrer une chanson pour quelques milliers de nairas et la vendre en ligne – il y a peut-être un million d’artistes au Nigeria -, très peu réussissent [à percer] » , relève-t-il.

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Musique: Bob Marley, un message universel

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Musicien surdoué, promoteur du mouvement rasta créé par Leonard Percival Howell, ce rebelle qui portait l’Afrique en lui continue de faire des émules partout dans le monde. Avec un message qui parle aux exclus de la Babylone contemporaine.

Décédé le 11 mai 1981, Bob Marley était un chanteur populaire dont la renommée avait dépassé les frontières de sa petite île natale, la Jamaïque, pour s’étendre au reste du monde. Son message, universel, parlait à tous les opprimés, les sans-droits, les laissés-pour-compte, du Bronx à Soweto. À l’instar de beaucoup de Caribéens et d’Africains-Américains, la question identitaire, la quête des racines, l’émancipation étaient au cœur de ses préoccupations, exacerbées par l’histoire violente de la Jamaïque.

Cette île des Caraïbes, où Robert Nesta Marley est né d’un père blanc et d’une mère noire, existe parce que des esclaves, importés d’Afrique, l’ont fertilisée de leur sueur et de leur sang. Pour l’essentiel issus du peuple ashanti, dans l’actuel Ghana, ils étaient durs à dompter et n’éprouvaient aucune peur lorsque le maître les marquait au fer rouge. Leur volonté de rentrer un jour au pays de leurs ancêtres n’a jamais disparu, le marronnage n’étant qu’un moyen de recouvrer la liberté avant le grand retour. Un rêve que l’abolition de l’esclavage n’a pas estompé.

En grandissant, Bob Marley entend parler de cette histoire. Il entend aussi parler de son compatriote Marcus Garvey, fondateur de l’Universal Negro Improvement Association (UNIA) en 1914. Mort en 1940, Garvey prônait le retour des Noirs en Afrique, convaincu qu’« aucune sécurité, aucun succès ne viendra à l’homme noir tant qu’il sera une minorité dans la communauté particulière où il pourrait devenir industriellement et commercialement fort. » Garvey mourut sans avoir mis le pied sur le continent, mais il n’en demeure pas moins l’un des précurseurs du panafricanisme et de la conscience noire. Dans l’esprit du jeune Marley, les choses sont claires : l’Afrique représente Sion, la terre promise, alors que le monde occidental oppresseur n’est autre que la Babylone biblique.

Le retour en Éthiopie

Également nourri de la ferveur des Églises qui pullulent en Jamaïque et se qualifient d’éthiopiennes pour affirmer leur africanité, Bob Marley trouve son Dieu en ras Tafari Makonnen, devenu Haïlé Sélassié Ier, empereur d’Éthiopie, et adhère au rastafarisme. Sensible au discours sur le retour en Afrique, le négus a accordé des terres aux Noirs du monde afin qu’ils participent à la reconstruction de son pays. Ce sera à Shashemene, à 250 km au sud d’Addis-Abeba. Les premiers arrivants sont des Jamaïcains. Bob Marley n’a pas la chance de voir son idole quand le négus visite la Jamaïque en 1966 : il est alors aux États-Unis. Il ne le rencontrera jamais. Reste qu’en 1968, il enregistre son premier disque de l’ère rastafarienne : Selassie Is the Chapel.

Dans les années 1970, l’engagement du chanteur pour l’Afrique s’amplifie. À peine une décennie après les indépendances, les coups d’État se sont multipliés sur le continent, les libertés individuelles ont reculé et les partis uniques triomphent. Marley est-il au courant ? Sans doute. En 1974, il ne fait pas partie des artistes venus des Amériques pour se produire à Kinshasa en marge du combat de boxe Ali-Foreman. Et quand le négus est déposé à Addis-Abeba, puis meurt en 1975, Marley compose « Jah Live » pour honorer sa mémoire. On retrouve ce thème du retour en Afrique dans « Rastaman Chant » et dans l’album Exodus.

C’est lors de son premier voyage en Afrique qu’il écrit l’une de ses chansons les plus célèbres, « Zimbabwe »

L’année 1978 est importante à plus d’un titre. Elle est marquée par la sortie d’« Africa Unite », chanson avec laquelle Marley exprime sa volonté de voir le continent s’unir et affirme son soutien aux combattants de la liberté. Il précise aussi que, si sa musique s’adresse à toute l’humanité, son cœur bat pour l’Afrique. Au siège de l’ONU, à New York, il reçoit la médaille de la paix « attribuée par 500 millions d’Africains ». Dans la chanson « War », il interprète même le texte d’un discours prononcé par Haïlé Sélassié Ier à l’ONU, en 1963. Mais le plus émouvant demeure sans doute son premier voyage en Afrique. Au mois de novembre 1978, il se rend en Éthiopie, à Shashemene. Même s’il n’y passe que quatre jours, il découvre la terre africaine et retrouve les Jamaïcains qui s’y étaient installés. Il n’y donne aucun concert, mais c’est là qu’il écrit l’une de ses chansons les plus célèbres, « Zimbabwe », dédiée aux guérilleros en lutte contre le régime raciste de Ian Smith, en Rhodésie du Sud. En octobre 1979, Marley participe à un concert à Harvard dont les recettes, 250 000 dollars, sont versées à l’organisation Amandla pour le financement des combattants de la liberté en Afrique.

Deux ans plus tard, il est invité à Libreville par Pascaline Bongo, la fille du président du Gabon, à l’occasion de l’anniversaire de son père. Le concert qu’il donne est réservé aux dignitaires… Mais en avril 1980, Marley est à Harare, au Zimbabwe, où les nationalistes africains s’apprêtent à proclamer l’indépendance. À ses frais, il y donne, les 18 et 19 avril, ses deux uniques concerts publics en Afrique. Si le premier jour les choses se passent mal au stade Rufaro à cause de l’exclusion du peuple, le lendemain, des dizaines de milliers de Zimbabwéens viennent vibrer avec celui dont la chanson « Zimbabwe » est devenue l’hymne de leur armée de libération. En novembre 1980, quelques mois avant sa mort, Bob Marley se fait baptiser à l’Église orthodoxe éthiopienne de New York sous le nom de Berthane Sélassié. Ultime hommage et fidélité à l’Afrique. Ce n’est pas par hasard que, le 6 février 2005, 300 000 personnes ont assisté sur Meskel Square, la plus grande place d’Addis-Abeba, à un mégaconcert à l’occasion du soixantième anniversaire de sa naissance.

par J A

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Cameroun-Centrafrique : L’artiste Ledoux Marcelin invité au festival de la fête des mères à Bangui

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Le jeune chanteur camerounais Ledoux Marcelin partagera la scène avec de nombreux autres artistes internationaux et locaux.

Organisé sous le patronage de la Première Dame de la République Centrafricaine, le festival de la fête des mères « Matanga Tia Mama » s’ouvrira le 26 mai à 19h au stade 20.000 places de Bangui. Le show se poursuivra le samedi 27 mai à partir de 19h. La clôture du festival est prévue le dimanche 28 mai à partir de 15h. Les organisateurs annoncent que ce sera un concert 100/100 live avec de nombreux artistes internationaux et locaux. Il y aura également un défilé de mode des jeux et concours.

Considéré comme l’un des meilleurs artistes du Bikutsi au Cameroun, Ledoux Marcelin fera vibrer le stade 20.000 places de Bangui. Ledoux Marcelin est un monstre du show. Ses prestations scéniques font de lui l’un des artistes les plus appréciés au Cameroun. Il fera écouter au public banguissois ses anciens albums, et sans doute son nouvel opus qui a pour titre phare « Où est ton problème sur ça ? ». Public de Bangui, Ledoux Marcelin arrive!

Ericien Pascal Nguiamba

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Centrafrique : La chanteuse Emma Lamadji remporte un prix à la JMC 2017 à Tunis

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TUNIS – Du 08 au 15 avril s’est tenue à Tunis les 4èmes Journées Musicales de Carthage (JMC). Plusieurs artistes de différentes nationalités ont pris part à ce festival de diversité musicale et non les moindres. Parmi ces chanteurs et chanteuses, l’artiste centrafricaine, Emma Lamadji s’est distinguée en remportant la médaille d’argent.

Samedi 15 avril, les lampions sont éteints sur la 4e édition des Journées Musicales de Carthage (JMC 2017). Le jury a décerné à la chanteuse centrafricaine, Emma Lamadji, le Tanit (équivalent de la Palm au festival de Cannes) d’argent pour son spectacle « free River ». Selon le jury « l’univers de sa musique est nourri à la fois de soul, de world, de gospel et de pop ».

L’artiste était émue de recevoir ce prix qui est le fruit de nombreuses années de travail. « Merci à la musique et à la jeunesse » a-t-elle déclaré sur le podium à la réception de son prix.

Initialement destinée à faire une carrière dans le basket-ball, cette férue de la musique s’est enfin consacrée à sa passion pour la musique et réussit à se distinguer avec une voix puissante et une sensibilité extrême.

Artiste autodidacte, Emma Lamadji, qui se destinait, au départ, au basket professionnel, a commencé à chanter dans une chorale afro-gospel, «Kumbaya» de Montpellier (France), avant d’intégrer d’autres formations de gospel. «Free river» est le fruit de sa rencontre avec le guitariste Matia Levréro, et de son désir «d’ouvrir son horizon vers un univers musical nouveau, nourri à la fois de Soul, de World, de Jazz, de Gospel, de Pop».

En moins d’un moins, Idylle Mamba et Emma Lamadji ont hautement représenté la musique centrafricaine aux festivals de musique.

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