Le Cameroun mal parti pour organiser la CAN 2019 ?

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La Fédération camerounaise de football a affirmé lundi avoir pris connaissance « avec une profonde consternation » des déclarations du président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, qui a indiqué samedi que le Cameroun « n’était pas prêt » à accueillir la CAN en 2019.

« En l’état actuel des choses, aucun site au Cameroun n’est en mesure d’accueillir la CAN », a déclaré Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF). Des propos qui ont choqué au sein de la Fédération camerounaise de football. « La Fécafoot a pris connaissance avec une profonde consternation des récentes déclarations du président de la CAF », a déclaré cette dernière dans un communiqué de presse reçu par l’AFP lundi.

« La Fecafoot est vivement préoccupée par le fait que ces propos soient tenus avant même que la première mission d’inspection de la CAF prévue du 20 au 28 août 2017 n’ait effectué le déplacement au Cameroun », a-t-elle ajouté, affirmant qu’elle « accueillera avec un esprit constructif toutes les missions d’inspection de la CAF ».

Samedi, le président de la CAF a indiqué que des experts mais aussi un cabinet d’audit spécialisé allaient bien effectuer une visite d’inspection. Ils seront chargés d’évaluer « si nous pouvons organiser cette CAN au Cameroun », a précisé le président de la fédération d’un pays qui n’a pas accueilli la compétition depuis 1972.

La Fecafoot mise pour 2018 la fin des travaux

Le Cameroun a lancé, sur la base du premier cahier des charges de la CAF, « un vaste programme de construction et de réhabilitation de ses infrastructures sportives évalué à des centaines de milliards de Francs CFA », selon la Fecafoot qui assure que l’essentiel des stades seront prêts d’ici fin 2018.

Le pays envisage de mettre à la disposition de la CAF sept stades pour la compétition et 25 terrains d’entraînement pour la CAN 2019. M. Ahmad avait émis samedi l’hypothèse d’un « plan B », une « ouverture des procédures d’appels d’offres pour qu’il y ait d’autres pays qui participent à l’organisation ».

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Jean Paul Dias au chef de la mission de l’UA au Sénégal :  » Catherine Samba Panza est incapable d’organiser des élections dans son pays… Elle n’a rien à dire… »

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Dans le cadre des élections législatives du 30 Juillet, une mission  d’observation électorale de la commission de l’Union Africaine a été envoyée au Sénégal sur invitation du gouvernement du Sénégal. 
  
Cette mission était composée de 40 observateurs issus de 24 pays africains. 
Ces derniers ayant observé le déroulement du scrutin du dimanche, ont fait face à la presse pour partager avec l’opinion nationale et internationale les résultats de leurs observations. 
  
A cet effet, le chef de cette commission de l’Union Africaine en l’occurrence Catherine Samba Panza a annoncé que malgré les sérieux problèmes d’organisation, ce vote a été régulier. « Le scrutin s’est globalement passé dans des conditions de transparence. » 
Des déclarations battues en brèche par Jean Paul Dias, membre de la coalition Mankoo Taxawu Sénégal. 
Il dit être déçu par la déclaration de la commission de l’Union Africaine et celle de l’UEMOA. 
  
Jean Paul Dias soutient que Catherine Samba Panza est incapable d’organiser des élections transparentes dans son pays, donc elle n’a rien à dire sur le scrutin de ce dimanche. 
Jean Paul Dias est allé plus loin en invitant à l’ancienne Présidente de la transition Centrafrique à se prononcer sur une somme colossale d’argent qu’elle a reçue de Denis Sassou Nguesso, qu’elle aurait transférée aux Etats-Unis…

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Le Kenya, sous tension, se rend aux urnes mardi

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Les Kényans votent mardi pour des élections générales âprement disputées et l’issue incertaine de la présidentielle opposant le chef de l’État Uhuru Kenyatta au leader de l’opposition Raila Odinga a ravivé la crainte de violences électorales.

Quelque 19,6 millions de Kényans vont élire leurs président, gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l’assemblée. Ces élections interviennent 10 ans après celles de 2007 marquées par les pires violences depuis l’accession à l’indépendance en 1963 de cette ancienne colonie britannique.

L’opposition, déjà emmenée par Raila Odinga, avait crié à la fraude à l’annonce de la réélection du président Mwai Kibaki. Le Kenya avait plongé dans deux mois de violences politico-ethniques et de répression policière, qui avaient fait au moins 1.100 morts, plus de 600.000 déplacés et traumatisé un pays jusque-là réputé stable.

Cette année, la réédition du duel de 2013 a donné lieu à une campagne acrimonieuse. Les invectives l’ont souvent emporté sur les propositions, le président refusant même de débattre à la télévision avec son principal adversaire. Six autres candidats sont en lice, mais ils ne pèsent même pas 1% des voix à eux six, selon les sondages.

Le vote au Kenya se joue plus sur des sentiments d’appartenance ethnique que sur des programmes, et MM. Kenyatta (un Kikuyu) et Odinga (un Luo) ont mis sur pied deux puissantes alliances électorales.

Pour les sondeurs, la présidentielle se jouera sur la capacité des deux camps à mobiliser leurs sympathisants, le tout sous la surveillance de robustes missions d’observation de l’Union africaine et de l’Union européenne notamment.

La campagne s’est déroulée dans un calme relatif jusqu’à ce qu’elle soit ternie dans sa dernière semaine par l’assassinat d’un responsable informatique de la commission électorale. Vendredi, l’opposition a en outre accusé la police d’avoir emporté du matériel informatique lors d’un raid musclé dans un de ses locaux devant abriter un centre parallèle de comptage des voix.

La police kényane a nié toute implication dans ce raid, et l’opposition a assuré que l’incident n’aurait pas de répercussion sur sa capacité à comptabiliser les voix.

– Déploiement sécuritaire –

Pour la deuxième fois de son histoire, le pays a recours au vote électronique et pour de nombreux observateurs, la crédibilité du scrutin repose sur la fiabilité du système.

Mardi, de 06H00 à 17H00 (03H00 à 14H00 GMT), les électeurs se rendront dans un des quelque 41.000 bureaux de vote où ils feront l’objet d’une reconnaissance biométrique (empreintes digitales). Les résultats de chaque bureau seront transmis par voie électronique à la commission électorale.

En 2013, une partie du système électronique s’était effondré, alimentant les soupçons de fraude à l’annonce de la victoire, dès le premier tour, d’Uhuru Kenyatta, fils du père de l’indépendance Jomo Kenyatta.

Le scrutin va donner lieu au déploiement sans précédent de quelque 180.000 membres des forces de sécurité répartis aux quatre coins de ce pays d’Afrique de l’Est un peu plus grand que la France métropolitaine.

Outre la présidentielle, l’élection des gouverneurs des 47 comtés, fruit d’une décentralisation mise en ?uvre en 2013, pourrait également déboucher sur des troubles localisés.

Comme à chaque élection dans ce pays de plus de 48 millions d’habitants, de nombreux Kényans travaillant dans les grandes villes sont rentrés dans leurs villages pour voter, mais aussi par mesure de précaution. Certains faisaient également des provisions dans les supermarchés.

– Rejet des résultats? –

A 72 ans, Raila Odinga, candidat de la Nasa (National Super Alliance), une coalition d’opposition regroupant cinq partis, se présente à la présidentielle pour la quatrième et certainement la dernière fois.

Le leader de l’opposition affirme s’être fait voler la victoire en 2007 et il avait rejeté les résultats en 2013 avant que la Cour suprême ne les valide définitivement.

Cette année, l’opposition a opté pour une stratégie consistant à « protéger (ses) voix » et n’a cessé de dénoncer de possibles fraudes en préparation. Le chef de la commission électorale a assuré que le vote électronique, testé avec succès mercredi, ne permettrait pas de telles fraudes.

Le président Kenyatta, 55 ans, et son vice-président William Ruto rejettent les allégations de l’opposition et l’accusent de préparer l’opinion au rejet de leur réélection.

Les deux hommes, débarrassés en cours de mandat des poursuites de crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale pour les violences de 2007-2008, ont fait campagne sur leur bilan économique.

Depuis 2013, le pays a aligné des taux de croissance à plus de 5% et développé ses infrastructures, dont la nouvelle ligne ferroviaire entre Nairobi et le port de Mombasa sur l’océan Indien.

Cette solide croissance s’est toutefois accompagnée d’une hausse des prix des biens alimentaires, notamment de la farine de maïs, nourrie par une nouvelle sécheresse au début de l’année.

Cette hausse du coût de la vie vient de loin en tête des préoccupations dans les sondages, bien avant la corruption qui a pourtant largement éclaboussé le gouvernement Kenyatta.

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Présidentielle au Rwanda: victoire écrasante pour Paul Kagame

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Le chef de l’État sortant Paul Kagame, qui dirige le Rwanda d’une main de fer depuis 23 ans, a obtenu une victoire écrasante à l’élection présidentielle, en étant réélu avec plus de 98% des voix, selon des résultats partiels divulgués samedi.

La Commission électorale (NEC) a publié dans la nuit des résultats portant sur 80% des bulletins dépouillés, qui donnent M. Kagame très largement en tête avec 98,66% des suffrages exprimés, ses deux adversaires recueillant chacun moins de 1%.

La NEC estime que 97% des 6,9 millions d’électeurs inscrits ont voté. Selon ces résultats partiels, l’indépendant Philippe Mpayimana obtient 0,72% des suffrages exprimés, et Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert, le seul parti d’opposition au Rwanda, recueille 0,45% des voix.

« Nous pensons qu’à ce niveau, nous aurons les mêmes résultats demain (samedi matin, ndlr). Il n’y aura pas de changement après que nous ayons compté 100% des votes », a déclaré le président de la NEC, Kalisa Mbanda.

Dès le début de la soirée, alors que le scrutin s’était déroulé dans le calme vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Kigali devant un écran géant installé dans un gymnase proche du stade national, pour fêter la victoire attendue de M. Kagame.

– ‘Un homme exceptionnel’ –

« Nous fêtons Paul Kagame », a lancé un jeune homme dansant au rythme d’une musique pop assourdissante. « Un bon résultat c’est le FPR de Paul Kagame, mais on est confiant, il va gagner », a confié un autre, Bruce Iraguha, 22 ans.

Avant même le scrutin, une large victoire de M. Kagame, 59 ans, un visionnaire pour les uns, un despote pour les autres, qui briguait un troisième mandat de sept ans, était attendue.

Ses deux adversaires étaient passés quasiment inaperçus dans une campagne phagocytée par le Front patriotique rwandais (FPR), parti contrôlant toutes les sphères de la société de ce petit pays de la région des Grands Lacs.

Paul Kagame « a libéré le pays, il a stabilisé le pays, et maintenant on peut marcher dans tout le pays nuit et jour sans problème », a expliqué Jean-Baptiste Rutayisire, un entrepreneur de 54 ans, qui a voté dans le même bureau du centre de Kigali que le président.

« Il a fait beaucoup pour le pays et il continue (…), c’est un homme exceptionnel », a-t-il ajouté, en avouant ne pas connaître MM. Mpayimana et Habineza.

Conscient de n’avoir quasiment aucune chance de l’emporter, M. Habineza s’était cependant réjoui que pour « la première fois depuis 23 ans un parti d’opposition se trouve sur les bulletins de vote », dans un entretien téléphonique vendredi avec l’AFP. Dans le Rwanda post-génocide, seuls des candidats indépendants ou alliés à M. Kagame avaient jusque-là pu se présenter à l’élection présidentielle.

– Opposition de ‘façade’ –

En amont du scrutin, MM. Habineza et Mpayimana s’étaient plaints de nombreuses difficultés, dont le peu de temps à leur disposition pour lever des fonds et faire campagne.

Lors d’un récent meeting, M. Habineza avait assuré à l’AFP que placarder les couleurs de son parti avait été un vrai défi: « On nous a dit qu’on ne pouvait pas mettre nos drapeaux là où le FPR avait mis les siens, mais malheureusement le FPR a mis les siens partout! ».

La victoire de M. Kagame ne semblait faire aucun doute depuis le plébiscite par référendum en décembre 2015 – 98% des voix – d’une modification de la Constitution, critiquée par les observateurs, lui permettant de briguer un nouveau mandat de 7 ans et potentiellement de diriger le pays jusqu’en 2034.

Paul Kagame est l’homme fort du Rwanda depuis que le FPR a renversé en juillet 1994 le gouvernement extrémiste hutu ayant déclenché un génocide qui a fait 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Il a d’abord été vice-président et ministre de la Défense, dirigeant de facto le pays, avant d’être élu président en 2000 par le Parlement. En 2003 et 2010, il a été reconduit au suffrage universel avec plus de 90% des voix.

M. Kagame est crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d’un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi accusé de bafouer la liberté d’expression et de réprimer toute opposition.

De nombreuses voix critiques ont été emprisonnées, forcées à l’exil et pour certaines assassinées. Des observateurs assurent que les candidatures de MM. Habineza et Mpayimana ne sont qu’une « façade » à destination de la communauté internationale.

Selon Robert Mugabe, un des rares journalistes rwandais ouvertement critiques, « il n’y a pas d’élection au Rwanda, juste un couronnement ».

 

 

Avec AFP

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Afrique centrale: bac « mention médiocre » de Bangui à Brazzaville

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De Bangui à Brazzaville, les mauvais résultats cette année du baccalauréat hypothèquent l’avenir des jeunes générations victimes des maux de l’Afrique centrale, de la guerre larvée en Centrafrique aux crises politiques et économiques ailleurs.

« J’ai le bac! J’ai le bac! ». Ces hurlements de joie d’une jeune fille, entendus à la proclamation des résultats devant le lycée Léon-Mba sur l’élégant front de mer de Libreville, est loin d’être partagé dans toute la sous-région: 5,74% des candidats ont été admis en Centrafrique au premier tour avant les épreuves de rattrapage, 14,81% au Gabon, 27,66% au Congo-Brazzaville, 46% au Cameroun…

« Les résultats catastrophiques reflètent le niveau de nos élèves. Nous nous sommes rendus compte qu’ils ne travaillent plus », déplore le directeur des examens et des concours, Modeste Bissaolo, en Centrafrique où seuls 929 candidats sur 16.180 ont décroché leur diplôme dès le premier tour.

L’état du pays, qui peine à sortir d’un cycle de violences commencé en 2013, n’est sans doute pas étranger à ces mauvais résultats. Les épreuves ont été reportées dans plusieurs régions victimes de violences, avaient indiqué en juin les autorités.

En mars, l’ONG Human Rights Watch dénonçait dans un rapport l’occupation d’écoles par des groupes armés, avec pour effet de « détériorer et détruire des infrastructures qui sont déjà insuffisantes ».

« Il y a une décrédibilisation de l’école qui va de pair avec une déconsidération de la fonction d’enseignants » en Centrafrique, explique Nicolas Reuge, chargé des questions d’éducation en Afrique centrale pour l’Unicef.

« Il serait nécessaire de recycler beaucoup d’encadreurs, ça rehausserait le niveau des élèves, et celui de l’éducation », estime Adrien, étudiant à l’université de Bangui.

En 2017, conséquence de sa crise profonde, la Centrafrique pointait à la 188e et dernière place à l’Indice du développement humain.

– ‘On a vraiment sacrifié nos enfants’ –

Dans les pays pétroliers de la région (Gabon, Tchad, Congo), la crise sociale liée à la chute des prix du baril a longtemps fait planer le risque d’une « année blanche ».

« Mention médiocre! », s’exclamait en Une le quotidien gabonais de référence l’Union, en publiant lundi les résultats du bac: 3.141 diplômés sur 21.203 inscrits (14,81%), 9.310 (43,91%) admis à passer les oraux de rattrapage.

Les épreuves ont eu lieu en retard après une année scolaire perturbée par les violences post-électorales de septembre 2016 qui ont retardé la rentrée, puis des grèves d’enseignants demandant des arriérés de primes.

« On n’a pas vraiment appris. Presque tous les professeurs nationaux ont fait grève », lâche Octavia à l’AFP d’un ton las devant le lycée Léon Mba de Libreville.

Dans ce lycée de 8.000 élèves, près de 50% des professeurs ont fait grève entre octobre et fin février, avait expliqué à l’AFP mi-mars le proviseur, Jean-Baptiste Obori.

Au Tchad, l’enseignement a été paralysé par près de quatre mois de grèves – du jamais vu depuis les années 1990 – avec des enseignants qui protestaient contre les mesures d’austérité du président Idriss Déby.

« On a vraiment sacrifié nos enfants », déplore Mahamat Djibrine Saleh, secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants du Tchad.

Les élèves ont planché fin juillet et les résultats du baccalauréat ne sont pas encore connus. Il y avait moins de 20% d’admis en 2016 (avant le rattrapage).

« Bon élève » de la région, avec un taux d’admission de 46%, l’enseignement au Cameroun a lui aussi pâti de tensions politiques: dans les deux régions anglophones, l’enseignement a été fortement marqué par les grèves des enseignants protestant contre l’usage croissant du français au détriment de l’anglais pendant les cours.

Alors que la région anglophone du Sud-ouest était leader national en 2016 avec 60% de réussite, la crise a fait dégringoler ce taux à 41,16%, selon l’Office du baccalauréat du Cameroun.

Si les cours ont repris timidement en février, certains élèves ont quitté les bancs de l’école pour chercher un emploi, a constaté un correspondant de l’AFP qui s’est rendu à Bamenda, poumon économique du Cameroun anglophone.

La région pauvre de l’Extrême-Nord, qui subit les incursions quasi-permanentes du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, est elle, comme en 2016, en queue du peloton national, avec 31,22% d’admis.

Au Congo-Brazzaville, le taux de réussite augmente certes, de 6,21% par rapport à 2016, mais plafonne à 27,66%, sans l’épreuve de rattrapage, supprimée en 2012, indique la Direction des examens et des concours du ministère de l’Enseignement.

Dans ce pays jadis modèle, le taux de scolarisation a baissé depuis les guerres civiles des années 90, jusqu’à l’actuelle crise dans la région du Pool.

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