Centrafrique : Arrivée des FACA et russes à Bambari, bientôt les envahisseurs de l’UPC seront boutés hors de la ville

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Les Forces Armées Centrafricaines (FACA), et les soldats russes lourdement armés ont fait leur entrée dans la ville de Bambari envahie depuis quelques jours par les mercenaires de l’UPC d’Ali NDARRASSA.

L’on apprend  que, dans un premier temps, il sera question pour les russes de faire la reconnaissance de terrain. Et en second temps un ultimatum sera lancé à ces malfrats de libérer la ville qui est déclarée par les Nations Unies « ville sans armes ». Au cas où, ces envahisseurs n’obtempèrent pas, les FACA et les russes vont passer à la vitesse supérieure pour les chasser par la force de cette ville.

En principe le devoir de bouter hors de la ville de Bambari ces mercenaires de l’UPC revient de plein droit aux forces onusiennes. Malheureusement les éléments du contingent mauritanien de la Minusca qui sont basés dans cette ville sont accusés d’être de connivence avec l’UPC d’Ali NDARRASSA.

Au moment même où nous mettons sous presse ce papier, le centre-ville de Bambari est désert et reste toujours sous contrôle des hommes de l’UPC tandis que la Minusca est en pourparlers avec ces envahisseurs.

Herman THEMONA,

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Centrafrique : Le Directeur général de la SUCAF, sème le vent et la tempête à Bangui et au sein de la société

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Décidément, Stéphane Jaffret, Directeur général de la SUCAF persiste dans ses comportements néo-colonialistes à tel enseigne qu’il devient très nuisible dans tous les lieux qu’il fréquente.

En effet, il y’a de cela quelques semaines seulement que Jaffret, dans un état d’ébriété avancé, s’en est pris verbalement et violemment à un compatriote de la manière gangster au niveau de la brasserie « KISS » à côté de l’hôtel du Centre où la situation s’est dégénérée où dans les altercation il s’est vu sa chemise déchirée et son téléphone emporté par les badaud du coin. Et c’est grâce à l’intervention de certains enfants de la rue qui ont réussi a récupéré le téléphone pour lui remettre. Malheureusement pour Jaffret, il n’a pas daigné dire ne fusse que merci à ceux-là qui lui ont emmené son téléphone ce qui a  suscité la colère de ces derniers qui ont  lancé systématiquement des injures à son endroit au moment où il filait déjà à bord de son véhicule.

Toujours dans la même lignée de ses comportements néo colonialistes et d’après les délégués du personnel de la SUCAF, le DG Jaffret s’est permis de garder le sucre produit de première nécessité et d’importer celui de l’extérieur pour en tirer des bénéfices personnels ;

Le stockage délibéré du sucre sur le site de Ngakobo qui se trouve dans une insécurité expose le produit au vandalisme ; La fermeture de l’infirmerie de Bangui qui sert le personnel sans pour autant d’indiquer un autre lieu de soins aux personnels ;

La non tenue de la promesse de l’achat des véhicules de la société alors que les véhicules de location qui sont depuis fort longtemps engagés par le DG reviennent très coûteux à la société ;

Le refus de payer les frais de mission des personnels pourtant prévus par l’Accord d’établissement. Ces frais de mission non versés sont encaissés par le DG tout comme la location des véhicules qui constituent son propre gagne-pain.

Le plus grave encore c’est le fait que le Protocole d’Accord signé le 25 Novembre 2013 entre le Gouvernement et la SUCAF expire d’ici le mois de juin prochain 2018 alors que jusqu’à ce jour SUCAF n’a honoré ses engagements. Et le DG Jaffret qui profite au maximum des avantages de ce Protocole d’Accord pour faire ses business et enfoncer la société dans un gouffre qui est en train de la conduire à la faillite totale.

Il revient donc au Gouvernement de réagir vite pour prendre les mesures urgentes qui s’imposent pour voir claire dans le renouvellement du Protocole d’Accord. Aussi, il est urgent de diligenter un audit à la SUCAF pour faire la lumière sur la gestion de Jaffret.

Vu les comportements mafieux et barbares de Jaffret, il revient aux services compétents de l’Etat d’ouvrir une enquête sur cet individu et à la limite le déclaré personne non grata en Centrafrique. Aussi, la SUCAF la SUCAF à un lot de contentieux en justice au lieu Jaffret s’y mette pour éviter les complications à la société, il ne fait qu’empirer la situation.

D’ores et déjà l’ensemble du personnel de la SUCAF qui voit déjà cette société qui constitue pour eux la seule source de revenu aller vers la fermeture, réclame le départ pur et simple de Jaffret à la tête de la SUCAF.

Voici ci-dessous une requête des délégués du personnel du site de Ngakobo adressée au DG Jaffret.

 

DELEGATION DU PERSONNEL                                       Ngakobo, le 17 mai 18

SUCAF-RCA SITE NGAKOBO

 

 

                                         A

 MONSIEUR LE Directeur Général de la Sucaf –Centrafrique

Objet : Inquiétude du personnel

 

Monsieur,

 

L’ensemble du personnel a le respectueux honneur de venir par la présente auprès de votre haute bienveillance par le biais de ses représentants, porter à votre connaissance son inquiétude sur la gestion de l’entreprise en particulier la production de notre sucre de la compagne en cours qui tend vers sa fin.

L’ensemble du personnel a constaté que le sucre produit n’est pas évacué du site à Bangui pour la vente, et le stock est entrain de regorger l’entrepôt (magasin) et la Direction Générale ne s’intéresse qu’à vendre le sucre importé de l’extérieur. Cette politique de gestion laisse au personnel à émettre plusieurs hypothèses comme suit :

  • Garder le sucre produit sans le vendre pour qualifier de mévente comme cause d’un susceptible chômage technique du personnel envisagé et caché constituant un danger pour le personnel.
  • Ngakobo est dans une zone d’insécurité, et l’état de routes reliant le site à Bangui, la saison pluvieuse sera plus dégradé, que deviendra notre sucre produit ? et s’il arrive un pillage à qui qui reviendra la responsabilité de cette perte ? A la Direction Générale dit le personnel ?
  • La fermeture de l’infirmerie de Bangui sans indiquer au personnel un autre lieu de soin et d’orientation sanitaire du personnel de Ngakobo, reste perplexe à l’ensemble du personnel.
  • L’achat de deux (2) pick up et une ambulance pour le site de Ngakobo promis officiellement devant les autorités préfectorales, les Directeurs de travail et les représentants du personnel n’a pas été concrétisé par la Direction Générale qui s’est fugiée sur la location des véhicules  qui pourtant sont des dépenses pour la société, donne une suspicion d’une forme de liquidation de l’entreprise.
  • Les frais de mission définis dans notre accord d’établissement ne sont pas respectés aux dispositions de l’article 38.

C’est pourquoi la délégation du personnel se rapproche par ce courrier auprès de la Direction Générale pour des explications rassurantes à fin de les transmettre au personnel.

Très haute considération

 

Ampliation

DS Bangui

DS Ngakobo

DRTE

Préfet UK

Archive

 

Les Délégués du personnel

SITOLOUM Théophile

NGAZOUA Jean-Claude

KARA Simon

GBAGUI Jean de Dieu

KOZORENDJI Claude

NDINDA Mesmin

MI-YAZERET Fabrice

SAMBO Noel

GBANDELE Bienvenu

MOUSSA Jean Hubert

REGONENDJI Jean-Pierre

MOTOUNDO Jean-Bruno

SIOGBONDE Alexis

TENGUERE Arthur

KASSEGO Alexis

GOBANDA Remy

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Centrafrique/Paoua : Une guerre en perspective entre les mouvements ‘’RJ’’ de Sayo et ‘’MPC’’ de Alkatim.

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S’achemine-t-on vers un affrontement entre les groupes armés de la ‘’Révolution-justice (RJ)’’ dirigée par le Comandant Armel Mingatoloum Sayo et le ‘’Mouvement patriotique de Centrafrique (MPC)’’ du général Mahamat Alkatim ? 

En cause, le patron du MPC a, dans un communiqué publié le 17 mai dernier, circonscrit la zone d’influence de son mouvement, une zone qui s’étend jusqu’au domaine de la RJ. Voilà qui fait réagir automatiquement le Commandant Sayo qui, dans sa déclaration signée ce 18 mai, accuse Alkatim et son MPC de provocation en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale et met en garde de manière très sèche Alkatim de la violation des aires de contrôle de RJ.

En effet, le MPC, dans son communiqué a annoncé le ralliement de plusieurs nouveaux combattants à son mouvement dans la région de Paoua réputée zone de contrôle de la RJ. « Plusieurs combattants se trouvant dans la région de Paoua viennent d’annoncer leur ralliement au Mouvement Patriotique pour la Centrafrique. Ainsi, par ce communiqué, le MPC voudrait informer l’opinion nationale et internationale, notamment le gouvernement centrafricain et la Minusca que désormais les zones de Pougol, Lemounaya, Beni, Beydaka, Bemal, Betoko, Beyboura, Nana-Baria, Gadoulou, Besse–Bedeya Pende, Bafara et Gouze sont sous son contrôle et qu’il en est le seul interlocuteur », peut-on lire dans le communiqué du MPC qui demande au gouvernement centrafricain et à la Minusca d’en prendre acte.

Ce communiqué du MPC raisonne tel un coup de pied de nez pour la RJ qui, à son tour, met en garde les leaders du MPC en prenant elle-aussi l’opinion nationale et internationale à témoin. «

Le mouvement politico-militaire Révolution Justice dénommé ‘’RJ’’ conteste et rejette avec toute énergie le communiqué n° 009 du Mouvement patriotique pour la Centrafrique. La RJ informe l’opinion publique nationale et internationale que sa chaîne de commandement n’a pas changé et reste sous l’autorité de son leader S.E le commandant Armel Mingatoloum Sayo » a martelé la RJ qui poursuit qu’elle trouve la démarche du MPC comme « une tentative de provocation et met en garde M. Mahamat Alkatim et toute sa bande d’arrêter immédiatement ces conspirations malveillantes ».

Tout compte fait, la guerre semble se pointée à l’horizon étant donné que ces deux groupes armés, tous adhérés au processus DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants) se disputent depuis lors certaines localités du Nord du pays.

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Centrafrique : Le député Bertin Bea demande la destitution de Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale.

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L’activation de l’Article 70 de la Constitution de la République centrafricaine est le levier sur lequel veut piper Bertin Bea, député de Boali 1 pour obtenir la destitution du président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua. Cette démarche implique l’adhésion de 1/3 des députés et Bertin Bea y croit fermement puisqu’à en croire l’argumentaire qu’il a développé lors de la conférence de presse qu’il a animée ce lundi 21 mai à sa résidence à Bangui, les actes posés par Meckassoua sont suffisamment graves pour engager sa destitution.

Fait par fait, Bertin Bea a démontré la haute mafia au sommet du Parlement et la poussée hégémonique du Président Meckassoua de vouloir caporaliser toute l’institution à la cause de son groupe parlementaire ‘’Le chemin de l’espérance’’. Selon Bea, et entre autres griefs, il y a violation flagrante du Règlement intérieur du parlementaire panafricain. Cette instance parlementaire a prévu que lors de ses réunions, les délégations doivent obligatoirement et systématiquement prendre en compte la représentation de l’opposition dans les deux places accordées. « Ce qui n’a pas été le cas pour la dernière réunion du Parlement panafricain ».

Aussi, il y a détournement du budget et des lignes accordés à l’Assemblée nationale. L’orateur a commencé par préciser que détourner ne signifie pas seulement empocher, mais aussi lorsque l’argent donné pour une activité précise ai été utilisé à d’autres fins non indiquées initialement. A en croire Bertin Bea, le PAN brille dans ces pratiques.

La passation des marchés publics de gré à gré. Les marchés à l’Assemblée nationale, selon le député de Boali1 se font depuis peu, sans appel d’offre en violation des règles et procédures en la matière, notamment la Loi n° 08.017 du 6 joui 2008, portant Code du marché public et délégation du service public en République centrafricaine. En effet, s’il y a un marché public qui dépasse le montant d’un million (1 000 000 F.CFA), il faut nécessairement lancer un appel d’offres préalable. Sur la question, Bertin Bea fait observer que c’est uniquement le « frère cadet » du PAN qui est architecte qui réalise les travaux sur fond de marché de gré à gré ; même pas à la limite une offre restreinte de consultation.

Des recrutements anarchiques sur des bases clientélistes au sein de l’Assemblée nationale. Ces pratiques dénoncées par Bertin Bea ont malheureusement, selon lui, des incidences financières sans commune mesure sur la gestion du Parlement. L’orateur explique que le cabinet de Meckassoua est multiplié par trois (X3) ce qui, selon lui, se présente plutôt comme une équipe gouvernementale affichée complète, sachant qu’un Conseiller – Membre du cabinet touche de l’ordre de million de Francs Cfa. Bea va même loin pour indiquer qu’être Membre du cabinet de Meckassoua n’est pas chose facile, puisqu’essentiellement réservé aux députés du groupe parlementaire de Meckassoua, ‘’Le Chemin de l’Espérance’’.

Ensuite, il y a des pressions exercées sur les députés, afin d’obtenir leur engagement au sein du groupe parlementaire ‘’Le Chemin de l’Espérance’’. « Il suffit de faire un tour dans le couloir de l’Assemblée nationale pour découvrir que ceux qui ont été nommés sont prêts à corrompre les gens à prendre la carte du groupe parlementaire ‘’Le Chemin de l’Espérance’’. Certains députés de notre formation politique, le KNK ont été approchés par ces gens, d’autres ont pu résister ; mais d’autres ont mordu à l’hameçon », a fait savoir Bertin Bea qui rappelle que Meckassoua n’a pas commencé aujourd’hui à acheter ou tenter d’acheter les députés, puisqu’il a été même élu au perchoir grâce à sa fausse promesse des véhicules pick-up BG-80 qui devraient être donnés à tous les députés, mais qui n’arrivent toujours pas encore depuis deux ans.

Avant de terminer la liste des maux, Bertin Bea évoque l’octroi des missions parlementaires à l’étranger sur les bases clientélistes. « Lorsque vous n’êtes pas dans les bonnes grâces du président Karim Meckassoua, vous ne pouvez nullement prétendre à effectuer des missions à l’extérieur ou si vous réussissez à l’avoir, c’est que vous avez donné des gages de loyauté et de fidélité vis-à-vis de lui pour pouvoir en bénéficier », a résumé le conférencier qui note que c’est pareil pour l’octroi des crédits.

Le député de Boali 1 fait note également la corruption et l’escroquerie, notamment à travers la promesse faite aux élus de la Nation pour leur dotation en véhicule pick-up de marque TOYOTA Land Cruiser BG-80. Bertin Bea a rappelé que Meckassoua avait réussi à se faire élire au perchoir de l’Assemblée nationale que grâce à ce « mensonge », même s’il avait un parcours politique indéniable. Déplorant le caractère irréaliste et démagogique de cette promesse, puisqu’en réalité un véhicule du genre coûte environ trente millions (30 000 000 F.CFA) et que multiplier par les cent quarante députés (X140) de la 6ème Législature, le calcule est bien clair. Et pour le député de Boali1, c’est du pur mensonge et de la démagogie, mais qui n’honorent en rien le Président d’une institution comme l’Assemblée nationale.

Cependant, d’aucuns croient que la prise de position du débuté de Boali1 cache mal la main du pouvoir en place qui, désormais tient la majorité parlementaire et qui voudrait bien tester cette capacité sur le très controversé président du parlement et son ‘’Chemin de l’Espérance’’

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Centrafrique: après les violences, Bangui retrouve le calme peu à peu

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Les barricades de fortune érigées début mai après des violences dans la capitale centrafricaine Bangui sont peu à peu démantelées et le commerce dans et autour du quartier musulman du PK5 a repris, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le quartier commerçant du PK5, qui abrite la majorité des musulmans de Bangui, était pratiquement en état de siège depuis plusieurs semaines, après des violences intercommunautaires qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés début mai.

« Les activités ont repris et toutes les boutiques sont ouvertes maintenant (au PK5). Les camions et les taxis recommencent à circuler au niveau du Pont Jackson où la Minusca (mission de l’ONU en Centrafrique, 10.000 soldats) est présente », a expliqué sous couvert d’anonymat un grand commerçant du quartier musulman. « Les gens sortent de chez eux prudemment », ajoute-il.

Le centre de santé Henry Dunand, géré par la Croix-rouge centrafricaine et situé au coeur du PK5, a pu reprendre ses activités, alors qu’il était paralysé depuis le début du mois.

« Aujourd’hui, nous pouvons faire les relèves des médecins et acheminer les médicaments. Il y a un retour de la situation à la normale depuis le 16 mai », a déclaré à l’AFP Jean-François Sangsue, chef de la délégation centrafricaine du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
« La situation est calme à Bangui. Nous avons renforcé les patrouilles à certains endroits sensibles tel que les lieux de cultes », renchérit Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Les barricades, installées dans le 2e arrondissement de Bangui (sud de la capitale), ont pour la plupart disparu. Seules restent des barricades dans le quartier Lakouanga, où les jeunes qui les tiennent se disent prêts à « défendre le quartier, coûte que coûte » contre les milices du PK5.
La Minusca n’a cependant pas repris de patrouilles à l’intérieur du PK5.

En avril, une opération de démantèlement des bases des milices du quartier par l’ONU accompagnée des forces de sécurité centrafricaines avait abouti à des combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts dans le quartier.
Les milices sont toujours présentes au PK5, et les points d’entrée du quartier restent des zones à risque, selon les commerçants rencontrés par l’AFP.
« Même si l’on peut faire du commerce, les gens ont peur. Personne ne passe aux endroits comme Fatima, Castor ou Avenue de France. C’est encore bloqué, il y a des barricades là-bas », explique ainsi un autre marchand.

Depuis plusieurs semaines, la capitale centrafricaine connaissait un regain de violences dans le quartier musulman du PK5 et à proximité. Plusieurs marchés et deux journées « ville morte » ont été organisées en protestation contre ces violences.

 

 Avec AFP

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